Metamorfosi del Femminile
Monday March 31, 2008
Il mare se ne va. Lascia le coste, cede loro lo spazio di una marea, l'effimera vittoria del terreno, offre alle conchiglie, che potrebbero non vederli mai, le nuvole, il sole o le stelle. Il mare se ne va per un giro largo.....e da sempre il marinaio.......sente il suo richiamo vibrare al ritmo del flusso e riflusso.
La mer s'en va. Elle quitte les côtes, leur cède l'espace d'une marée l'éphémère victoire du terrain, offre aux coquillages, qui pourraient ne jamais les voir, les nuages, le soleil ou les étoiles.
La mer s'en va pour une ronde au large, portée par le clapot du courant de jusant.
Et depuis toujours, le marin qui l'aime d'un amour si profond qu'il en vient parfois à la maudire, à la haïr et à l'insulter, sent les fibres de son appel vibrer au rythme du flot et du jusant. La mer monte, descend, vient, repart ainsi que fait le sang dans le coeur pour alimenter le corps.
Je pourrais écrire des Nourritures océanes, assis au café du Port, face à un verre de rhum dont le fond ferait trace sur la page blanche. Ou partir et écrire le sillage. Ou ne plus rien dire et laisser mon regard converser avec l'horizon.
J'ai goûté à la mer, et elle avait un fameux goût. J'ai envie de le partager.
L'initiation à la générosité des immensités salines est aisée : il suffit d'aimer.
Sans jamais oublier que les grandes amours sont souvent impitoyables et que les poètes de la rive qui se laissent emporter par le courant de jusant peuvent y laisser des rimes. Ce courant porte vers le large, et regagner la terre n'est pas toujours facile.
Il n'est pas sûr non plus que ces imprudents sachent apprendre l'éolien du large, la langue classique des jumeaux véritables. Et, pourtant, il faudra effectuer le voyage pour de vrai.
C'est celui que j'ai eu le sentiment d'accomplir au travers de périples multiples, parmi le large éventail des latitudes que nous offre la géographie. J'eus plusieurs bateaux, j'en connus d'autres, j'ai navigué seul ou en petit équipage et je réalisai sans cesse la même découverte avec le même émerveillement : celle du rêve, des sensations, du bonheur, de la joie, de la simplicité, du détachement des fausses préoccupations, de la peur et quelquefois même de l'angoisse. C'est ma recherche de communication, entre la mer et les hommes.
Gérard Janichon, Voyage sans escale, Editions Glénat, 1998
Antonella Iurilli Duhamel " La mer"
category: RANDOMS - March 31, 2008 01:42 PM [edited: March 31, 2008 02:08 PM]
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;) :)
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